FESTIVAL DE BERLIN :Baaba Maal tête d’affiche

L’artiste sénégalais Baaba Maal est la tête d’affiche du festival de Berlin ce Samedi 9 septembre 2017 dans la capital allemande.Le leader du dandé lenol avec sa belle voix  va une fois de plus intégrer la musique Africaine dans l’agenda allemand.

 

 

Il sait, à partir de sa voix, faire resurgir la distance qui sépare l’utopie de la réalité. Certains voient en lui le pont qui leur permet, malgré l’intervalle des kilomètres, de rester en contact direct d’avec leur culture. De l’artiste, ce n’est pas tant l’élégance discrète, Il y a aussi ces dreadlocks qui ont fini par s’imposer à son look.Sa voix a déjà servi comme fond sonore  dans des films internationaux à succès.

Le public sénégalais l’a rencontré en février 1986 lors d’une soirée au théâtre national Daniel Sorano.Le jeune artiste avait suffisamment assuré, ce qui lui a valu de conquérir un nouveau public. Cette conquête sera facilitée par la retransmission en direct de l »événement. A l’époque, le Sénégal comptait une seule chaîne de télévisons, qui scotchait donc presque toute la population.

Artiste international

Il est né en 1953 à Podor dans la région du Fouta, près du fleuve Sénégal. C’est dans cette ambiance qui le met en contact direct d’avec le fleuve, que le jeune Baaba grandit. Il connait bien les arcanes et mystères du fleuve, d’autant plus que son père était pêcheur. Il ne manquait d’ailleurs pas de se rendre de temps à autre, à la pêche. Mais, la véritable passion qui dort au tréfonds du jeune homme, c’est bien la musique. Passionné, il commence à jouer avec des amis, lors de ses vacances scolaires.

Après son baccalauréat, Baaba Maal choisit de faire le conservatoire de musique, tout en poursuivant des études d’arts plastiques à Dakar. A cette époque, Baaba Maal rêvait de devenir professeur. Il intègre, en compagnie de son ami, Mansour Seck, une association dénommée « Lasly Fouta » qui a pour but de promouvoir la culture Poulaar.

Il débarque à Paris et suit des cours au Conservatoire. Mansour Seck le rejoint et tous deux commencent à tourner avec une nouvelle formation Wandama, dans différents pays d’Europe, dans les universités et associations sénégalaises. En 1984, il rentre au Sénégal et décide d’y rester. Et il forme à Dakar, en 1985, le groupe Daande Lenol (la voix du peuple).

La passion ayant fini de prendre le dessus. Le jeune homme, malgré des diplômes qui lui ouvraient bien des opportunités, se résout alors à embrasser sa carrière musicale. Il parcourt  ainsi une partie de l’Afrique de l’ouest. Avec  d’autres musiciens, ils prennent la route et suivent le fleuve Sénégal pour étudier, sur le terrain, les traditions musicales. Mais Baaba Maal souhaite compléter sa formation initiale. Dans son viseur, il veut développer une musique proche de ses racines, tout en y injectant des sonorités plus modernes. « Daande Lenol » ajoute aux sonorités traditionnelles et aux chants poulaars des instruments comme les claviers et la guitare électrique.  Dans le microcosme de sa culture, il fouille le passé qu’il a l’art de remettre au goût du jour. Pour cela, le chanteur fuit souvent la ville, avec ses tensions, ses conflits et se cantonne à la campagne, lieu neutre.

Durant une tournée en Europe en 1990, il rencontre Peter Gabriel, ce qui les conduira à une collaboration sur son album « Passion ». Baaba Maal enregistrera ensuite « Taara », « Baayo » et « Lam Toro », trois albums qui lui apportent une reconnaissance à l’international. Il connaît un succès mondial avec « Firin’ in Fouta » et le titre « African Woman » en 1999

 

Pendant trois ans, il enchaîne les tournées mondiales, dont la première partie de Santana en 1996 au stade de Wembley en Angleterre, avant d’enregistrer « Nomad Soul » en 1998. En 2006, Baaba Maal lance, au Sénégal, la première édition du festival « Les Blues du fleuve » pour valoriser le développement culturel et économique du Nord Sénégal. En 2009, il participe à la bande originale du jeu Far Cry 2 en collaboration avec Marc Canham.

 

Une voix au service de l’Afrique 

Baaba Maal est le seul artiste sénégalais invité à la conférence de Copenhague de 2009 sur le climat. Grande voix de l’Afrique, son engagement dépasse largement le cadre musical puisqu’il est aujourd’hui représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Il traite des maux infligés par les grands leaders politiques et de la reconnaissance que l’on doit à l’Afrique pour l’influence culturelle qu’elle a dans le monde..Depuis quelques années ,baaba Maal avec son mouvement Naan-k est entrain de jouer un grand rôle social pour le bien des populations africaines

BOUDAL NDIATH