Les manoeuvres de locafrique pour faire main basse sur la sar

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Après avoir racheté les parts de Ben Laden Group, ce qui lui permis d’acquérir 34% du capital de la Société africaine de raffinage (Sar), Locafrique tient coûte que coûte à devenir  l’actionnaire principal en décrochant es 51% du capital. Le processus est enclenché, ce qui risque d’engendrer une nouvelle direction

La société Locafrique prépare une Opa sur la Sar. Cette société, spécialisée dans l’intermédiation financière et contrôlée par la famille Bâ détient aujourd’hui les 34% du capital de la Société africaine de raffinage (Sar), ce qui lui a permis de siéger à la table du Conseil d’administration, en même temps que le groupe nigérian Sara, Petrosen et Total. Mais aujourd’hui note notre source, son objectif est de prendre les 51% pour être de facto l’actionnaire majoritaire. D’ailleurs, les négociations, voire les tractations sont en cours. Et nos confrères de « Libération » n’ont pas tort de dire que « le Dg est relevé». Même si jusque-là, rien n’est encore acté, Locafrique coaché par Samuel Sarr veut la tête de Oumar Diop. Lors de la réunion du conseil d’administration du week-end dernier renseigne la même source, il a été brandi le voeu de faire en sorte que l’actuel Directeur Général de la Sar, en l’occurrence Oumar Diop gère les affaires courantes, ce qui laisse augurer l’arrivée d’une nouvelle direction. Cependant, le Directeur Général a refusé cette perspective préférant être démis si toutefois la société n’a plus besoin de lui. Ce qui n’a pas encore été le cas selon nos sources, qui précisent donc qu’à ce jour, le Directeur Général n’a pas démissionné, mais il n’a pas aussi été démis et la vie continue pour l’instant.

Nos sources révèlent également que la bataille de positionnement s’est ainsi engagée et elle ne sera pas du tout facile. Et audelà de l’actionnariat, la Sar assure une mission de service public à préserver. Du côté de la Sar, l’on soutient que depuis 5 ans, le secteur a été bien stabilisé et c’est justement ce qui aiguise des appétits. Pour l’heure, c’est l’Etat qui détient les clés et il est en phase avec l’actuelle direction qui, murmurent nos sources garde toute la sérénité devant la situation actuelle.

En tout cas, les responsables de l’Alliance Pour la République (Apr) de Thiès-Nord ont apporté hier leur soutien total à Oumar Diop l’actuel Directeur Général de la Sar. Selon Abdoulaye Sow qui porte leur parole, l’information selon laquelle Oumar Diop a été limogé par le conseil d’administration pour faute lourde, est erronée et vise «à déstabiliser le Directeur Général de la Sar, par ailleurs responsable politique à Thiès. « Depuis trois mois, il y a des individus tapis dans l’ombre et qui visent la place de Oumar Diop, par le biais de Locafrique et mènent une campagne de diabolisation pour pousser à la démission le Directeur Général. Quand on connaît la position stratégique de cette société dans la sécurité du raffinage, il est clair que ceux qui visent à la déstabiliser ont pour principale préoccupation, plonger le pays dans une situation intenable, dans un contexte où le Sénégal fait d’importants efforts économiques. Nous savons que, depuis que le pétrole et le gaz ont été découverts aux larges de Cayar et de Saint-Louis, il y a énormément de délinquants financiers qui cherchent à monopoliser ces ressources par tous les moyens. Et ce n’est pas une surprise pour nous de les voir essayer de prendre le contrôle de la SAR», dit-il.

Curieusement cela intervient avec le retour de Samuel Sarr à la Sar. De l’avis d’Abdoulaye Sow, il n’est pas question pour les Thiessois de laisser des pourfendeurs jeter en pâture le Directeur Général Oumar Diop. « Nous avons décidé de porter le combat et il s’est agi pour le premier acte de porter la bonne information et dans un second temps, des actions politiques seront menées sur le terrain pour faire face aux encagoulés», souligne Abdoulaye Sow. Il renseigne que l’actuel Directeur Général Oumar Diop a été nommé depuis 2013 et depuis lors, le Sénégal n’a connu aucune pénurie de gaz ou de produits hydrocarbures, au contraire plusieurs baisses ont été notées sur les prix notamment deux réductions en février 2016, alors qu’auparavant la pénurie était la règle.

Mbaye SAMB  |   Publication 27/12/2017

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