Daouda Manga ,la quatorzième victime retrouvée

Le bilan du massacre de Bofa survenu le samedi dernier, vient de s’alourdir avec la découverte d’un corps sans vie. La victime s’appelle Daouda Manga, âgé d’une cinquantaine d’années et père de cinq enfants.

Les inquiétudes de la famille Manga suite à la disparition de leur frère, depuis le samedi dernier, se sont avérées vraies. En effet, le sieur Daouda Manga, est la quatorzième victime du massacre de Bofa. Son corps en putréfaction avancée, a été découverte, hier, dans la matinée dans la forêt de Bofa Bayotte par l’Armée qui ratissait le secteur. «C’est l’Armée qui nous a donné l’information de la découverte du corps de notre grand frère ce matin. Nous sommes très tristes, nous ne pouvons même pas l’emmener chez nous, car le corps est en état de putréfaction très avancée. Il a été inhumé sur place», indique l’un des frères de Daouda Manga, alias Vieux Manga.

Agé d’une cinquantaine d’années, il était porté disparu à la suite de l’attaque du samedi 6 janvier dernier, dans la forêt de Bofa Bayotte. «Notre frère était un vigile, qui gagnait sa vie à la sueur de son front. C’est pourquoi, très souvent, quant il ne travaillait pas, il allait dans la forêt pour chercher du bois qu’il revendait pour nourrir sa famille », témoigne un de ses frères. Qui confie d’ailleurs, Daouda Manga est père de cinq enfants, dont deux jumelles. «Nous demandons aux autorités étatiques et aux bonnes volontés de venir en aide à sa famille, ne serait-ce que pour leur assurer la ration alimentaire, et les frais de scolarité». Son épouse, amère, le regard tourné vers l’horizon, avait du mal à sortir à cause du malheur qui s’est abattu sur elle et sa famille. «Il était un père de famille exemplaire, qui se sacrifiait pour ses enfants et ses proches. Il était un vigile, mais n’empêche, ses jours de repos ou de congé, il allait en brousse pour chercher du bois mort pour ainsi le revendre. Tout cela, pour satisfaire les besoins de sa progéniture », a-t-elle dit.

Embouchant la trompette, son frère cadet déclare : « Il était pour nous un grand frère exemplaire qui a rempli toutes les fonctions de  notre père. Il est mort pour la cause de sa famille. Car, ce qu’il était parti chercher dans la forêt, c’est pour soutenir sa famille, dont il ne voulait qu’elle ne manque de quoi que ce soit». Ainsi, la famille qui se dit peinée, mais soulagée avec la découverte du corps de leur frère, compte organiser des funérailles dignes d’un musulman pour le repos de son âme.