Oumar Sarr et decoix dressent un bilan positif

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Quoiqu’ils ne soient pas parvenus à s’approcher du bâtiment abritant les bureaux du ministère de l’Intérieur, sis à la place Washington, au centre-ville de Dakar, les responsables de l’initiative pour des élections démocratiques (Ied) à l’origine du rassemblement interdit et réprimé par la suite par les forces de la police se sont félicité de la réussite de leur mobilisation.

En effet, s’adressant aux journalistes au rond-point Sandaga, quelques minutes avant que la police ne commence à faire pleuvoir des grenades lacrymogènes sur ce lieu et alentours et ne procède à l’arrestation du député Mamadou Diop Decroix, ce dernier et le coordonnateur du Parti démocratique sénégalais (Pds) Oumar Sarr ont dressé un bilan positif de ce rassemblement interdit. «Les militants ont bien répondu à notre appel et nous sommes satisfaits», a déclaré l’ancien compagnon de Landing Savané.

Poursuivant son propos, le leader d’Aj/Pads n’a pas manqué de dénoncer le nombre impressionnant de policiers déployés par les autorités pour les empêcher d’accéder au ministère de l’Intérieur.

Abondant dans le même sens, Oumar Sarr, secrétaire général adjoint du Pds et ancien ministre dans le régime libéral de Me Wade précisera tout de même qu’ils ne reculeront devant rien et qu’ils continueront leur combat pour la démocratie. «On est regroupé dans plusieurs endroits pour rallier notre lieu de rendez-vous. Mais c’est difficile et dure d’accéder au ministère de l’Intérieur parce qu’ils ont mis des policiers partout mais nous sommes plus forts que ça. Nous ne reculerons pas, nous allons au contraire nous appuyer sur ces interdictions pour mobiliser davantage et gagner le combat pour la démocratie. On veut une élection transparente, on ne veut d’un ministre qui dit que je suis chargé de l’organisation des élections mais ma seule mission, c’est de faire réélire Macky Sall. On veut un ministre neutre et une démocratie libre».

LA PARLEMENTAIRE MARIE SOW NDIAYE ET DIX-NEUF JEUNES MANIFESTANTS ALPAGUES

S’agissant de la patronne de l’Ujtl, Marie Sow Ndiaye, elle a été interpellée au moment où des policiers éconduisaient son camarade de parti et collègue député Toussain Manga. Accompagnée en fait d’autres femmes responsables du Pds dont la députée Woré Sarr, elle a voulu passer par le rond-point près de l’immeuble Axa assurance pour rejoindre le rond-point Sandaga. Mais, arrivée près de l’immeuble Kébé, deux agents du Gmi sont venus à sa rencontre pour lui signifier qu’elle ne pouvait pas passer par cette direction. Très remontée, l’honorable député qui avait arboré son écharpe de parlementaire s’est exécuté mais tout en déclarant à haute voix : «On n’est plus en démocratie mais en dolécratie». Sur ces mots, l’officier de police donna alors ordre à deux agents qui l’accompagnaient d’interpeller Marie Sow Ndiaye. Prenant la parole, Woré Sarr a demandé elle aussi en vain à être arrêtée. Pour ce qui est des dix-neuf jeunes manifestants interpellés et conduits au commissariat central au même titre que les deux parlementaires, ils ont été arrêtés à des lieux différents, lors de ce rassemblement interdit de l’Initiative pour des élections démocratiques.

ECHOS…ECHOS…ECHOS…

L’ÉCOLE PRIMAIRE ADJA MAME YACINE DIAGNE TOUCHÉE PAR UNE GRENADE

Les responsables des partis politiques, membres de l’Initiative pour des élections démocratiques (Ied), et leurs militants n’ont pas été les seuls à faire les frais de la furie des gaz lacrymogènes de la police, lors du rassemblement interdit qu’ils voulaient tenir hier, vendredi 9 mars devant le siège du ministère de l’Intérieur. En effet, les élèves de l’école primaire Adja Mame Yacine Diagne, située en centre-ville à quelques mètres du Commissariat central ont été victimes des dommages collatéraux des grenades lancées par des éléments de la police pour disperser quelques militants présents, non loin de l’hôtel de police. Envahis par la fumée piquante, les écoliers sous le coup de la panique se sont ainsi mis à pleurer et à crier. Interpellés, certains responsables de cet établissement, très remontés par ce qui venait de se passer, nous ont informés que cette situation est créée par un projectile lancé par la police à l’intérieur de l’école.

COMMISSAIRE TABARA NDIAYE, PORTE-PAROLE DE LA POLICE : «C’est sous l’effet du vent que l’odeur des grenades a envahi l’environnement de l’école»

Une certaine presse sur internet a fait état de grenades balancées à l’intérieur d’une école élémentaire. Il ne s’agit ni plus ni moins que de contrevérités. Les grenades utilisées aux abords du Commissariat central de Dakar, distant de moins de deux cents mètres de l‘école, l‘ont été pour disperser l‘attroupement improvisé par Massaly (responsable du Pds à Thiès-ndlr) et consorts aux abords du service. C’est sous l’effet du vent que l’odeur des grenades a envahi l’environnement de l’école.

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