Retombées économiques

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La région de Saint-Louis devrait grandement profiter des retombées de l’exploitation de gaz à partir de 2021-2023, à conditions que les entreprises locales s’organisent davantage pour mieux appréhender cette perspective, a indiqué le président du conseil d’administration de la Société africaine de raffinage (SAR), Serigne Mboup.

De cette manière, les artisans et ouvriers locaux pourrait également profiter des opportunités liées à exploitation des gisements de gaz, découverts au large des côtes saint-louisiennes, qui sont encore à l’état de l’exploration, selon M. Mboup.

M Mboup introduisait dimanche une communication portant sur le thème « Découvertes pétrolières et gazières au Sénégal : quelles perspectives pour le développement socioéconomique ? Quelles opportunités pour Saint-Louis ?’’

Plusieurs personnalités, dont le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, par ailleurs maire de Saint-Louis, étaient présentes à ce panel organisé par l’Alliance pour la convergence des cadre républicains de Saint-Louis.

Etaient également présents, le ministre, porte-parole du gouvernement, Seydou Gueye, plusieurs cadres de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir) et des membres du Cercle des amis de Macky Sall ainsi que des représentants de la société civile.

Selon Serigne Mboup, le gisement découvert au large des côtes saint-louisiennes, estimé à 450 milliards de m3 de gaz, constitue « la cinquième réserve mondiale » et devrait contribuer à « accélérer l’émergence du Sénégal, par un développement économique et social profitable à l’ensemble des populations sénégalaises ».

La région de Saint-Louis, en particulier, va en tirer « des avantages importants, en termes de retombées économiques, d’emplois, mais il faudra que les entreprises locales, les artisans, les ouvriers et les citoyens puissent s’organiser, afin de bénéficier de toutes les opportunités que la chaîne de valeur de l’exploitation du gaz offre ».

Le PCA de la SAR soutient qu’un « partage équitable » des ressources de ce champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) ferait que la Mauritanie et le Sénégal en tirent ’’les mêmes avantages’’.

Les deux pays ont en effet signé un Accord de coopération intergouvernemental (ACI) portant sur l’exploitation du champ situé à la frontière maritime entre les deux pays, lequel prévoit le développement de ce gisement gazier par le biais de « l’équité transfrontalière, avec une répartition initiale de 50% à 50% des ressources et des revenus pour un futur équitable ».

L’Etat dispose d’un « bon code pétrolier » et a signé « des contrats stables et réguliers » avec les compagnies pétrolières et gazières qui lui garantissent de profiter comme il fait de ces ressources, a fait valoir Serigne Mboup.

Il y a aussi que les pouvoirs publics ont voulu mette en avant « les intérêts du Sénégal et de des populations dans l’exploitation du gaz et du pétrole », à travers « un dispositif de veille pour la transparence », a-t-il dit, en citant le COS-GAZ (Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz) et l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE).

Aussi Serigne Mboup a-t-il appelé « tous les Sénégalais à la sérénité, afin ces importants gisements de pétrole et de gaz, un don de Dieu, soient un moyen de créer de meilleures conditions de vie et d’épanouissement pour tous et même pour les générations futures ».

Aps

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