La banque mondiale menace de retirer son financement

De réelles menaces pèsent sur l’université Gaston Berger de Saint-louis où plusieurs problèmes sont dénombrés. Outre, la colère des étudiants qui réclamentleurs bourses, il y a celui qui touche le centre d’excellence africain en mathématiques informatique et tic dont la réception tarde à se réaliser. des lenteurs sontnotéesdans la constructionde ce centre qui estun consortium qui regroupe des établissements universitaires du sénégal, de la sous-région, des institutions de recherche et des entreprises nationales régionales et internationales intervenant dans le secteur des Tic.

Du fait, de cette situation, la Banque mondiale menace de retirer son financement. Logé à l’Ufr des Sciences Appliquées et de Technologie (Sat), ce centre a été initié par l’ancien Recteur de l’Ugb, le Pr Mary Teuw Niane, aujourd’hui ministre de l’Enseignement supérieur. Tout est parti de la résiliation du contrat avec le Consortium d’Entreprise Multi PrestAfrique (Cempa) chargé des travaux de construction de ce centre de référence pour un retard de trois (3) mois alors que le délai était de huit (8) mois selon le contrat initial. Le grief qui a été reproché à l’entreprise chargée des travaux était la rupture du grain basalte. Après la rupture du contrat, Touba Matériaux a été désigné pour continuer les travaux. Ce choix, malheureusement, est loin de faire avancer les travaux de construction qui tournent toujours au ralenti depuis plus de sept mois, au grand désarroi des étudiants et des ouvriers qui chôment. Selon un responsable, les reproches qui étaient faites à l’entreprise de Btp, Cempa, sont les mêmes notées chez Touba Matériaux.

LA BANQUE MONDIALE MENACE DE RETIRER SES FINANCEMENTS

D’ailleurs, un responsable du projet signale que «le Cempa a eu à faire en un temps record la fondation, le dallage, l’élévation, le coulage du plancher, et la maçonnerie du premier étage. C’est le contraire avec cette société de construction. Personne ne sait à quelle institution se fier», se désole notre interlocuteur qui a requis l’anonymat. Ce dernier irrité, rappelle que «le béton blanc formellement interdit dans les cahiers de charge est encore utilisé par l’entreprise». Très en verve, il demeure convaincu que «si les travaux étaient laissés au profit du Cempa le centre serait réceptionné à temps». Cette situation inquiétante défraie la chronique au sein de l’Université Gaston Berger où les commentaires vont bon train. Des sources bien au fait de cet épineux problème, révèlent que des voix se sont levées au plus haut niveau de l’Etat pour demander des explications sur le retard accusé mais sans aucune explication plausible n’est jusqu’ici donnée. Pis, la Banque mondiale menace de retirer ses fonds de la construction, évalués à plus de 350 millions de nos francs si les travaux ne sont pas livrés à temps. D’ailleurs, ce dossier est devant la justice.

LE DOSSIER ATTERRIT SUR LA TABLE DU PREMIER MINISTRE

La résiliation du contrat du Cempa n’est pas du goût de la direction de cette boîte qui a décidé d’utiliser tous les moyens légaux pour avoir gain de cause. D’ailleurs, ce dossier a atterri sur la table du Premier ministre. Les efforts consentis par la tutelle n’ont rien donné et la justice a pris le dossier en main.