«FIPPU», l’heure du choix

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La plateforme Initiative politique citoyenne «Fippu» va rendre public aujourd’hui, vendredi 21 septembre, le nom de son candidat à la prochaine élection présidentielle de février 2019. Trois personnalités sont en compétition dont l’ancien Directeur Général des Douanes, Boubacar Camara, Serigne Mansour Sy Djamil, leader du Mouvement citoyen pour la refondation nationale Bes Du Niak et le professeur Ibrahima Sylla, leader du mouvement «Lénen ak niénen».

Jour de vérité pour les candidats à la candidature de la plateforme Initiative politique citoyenne «Fippu». Après cinq mois de travail en interne (mai à septembre), la plateforme, Initiative politique citoyenne «Fippu» va enfin dire qui sera son porte-étendard lors de la présidentielle du 24 février prochain. Trois personnalités sont en compétitions sur les quatre qui s’étaient déclarés au départ. Il s’agit entre autres, de l’ancien Directeur Général des Douanes, Boubacar Camara, leader du mouvement «Jengu» (la révolte), de Serigne Mansour Sy Djamil, leader du Mouvement citoyen pour la refondation nationale Bes Du Nak et le professeur Ibrahima Sylla, enseignant-chercheur à l`Université Gaston Berger de Saint-Louis, leader du mouvement «Lénen ak niénen». Membre de l’Initiative politique citoyenne «Fippu», Oury Diallo que nous avons joint au téléphone hier, jeudi 20 septembre, nous a indiqué que la cérémonie de publication du nom de celui des trois personnalités, retenu pour être le candidat de leur plateforme aura lieu ce soir dans leurs locaux, sis sur les allées Seydou Nourou Tall.

Précisant que tous les membres notamment les trois candidats, ont accepté et signé un code dans lequel ils s’engagent à se mettre derrière celui qui sera désigné pour porter l’étendard de leur plateforme, Oury Diallo n’a pas manqué de louer la démarche de « Fippu ». Relevant au sujet des critères mis en avant dans le choix de ce futur candidat qu’il s’agit d’une longue liste, il note en bonne place la moralité du candidat, sa représentativité ou encore son expérience dans la gestion des affaires pour ne citer que ceux-là. Oury Diallo indiquera par ailleurs  que «l’originalité de la démarche réside dans le fait qu’elle est soutenue non pas par un individu mais une plateforme qui met en avant un programme, une vision et une équipe avant de choisir la personne la mieux susceptible de mieux faire adhérer le plus grand nombre de Sénégalais à ce projet». Cette démarche permet également d’éviter selon lui, les dérives individuelles qui transforment les présidents au Sénégal à des autoritaires comme c’est le cas depuis de nombreux années dans ce pays.

Revenant sur le processus de désignation, notre interlocuteur informe qu’il est dirigé par un comité de sélection composé de sept personnes issues de la société civile mais aussi de personnalités indépendantes. «Le travail de ce comité a consisté depuis le lancement du processus d’enregistrement des candidatures à examiner les profils des différents candidats à la candidature qui se sont manifestés. Au départ, ils étaient quatre personnalités mais finalement l’ancien Premier ministre, Mamadou Lamine Loum, dont la candidature avait été fortement sollicitée par certains membres a décidé de se retirer de la course à la dernière minute tout en restant membre de la plateforme. Ce qui fait qu’il nous reste trois candidats. Et le comité de sélection va soumettre ses recommandations aux membres du jury d’honneur composé des représentants de notre plateforme au niveau des 45 départements du Sénégal en vue de la validation».

Lancée en mai dernier, l’Initiative politique citoyenne «Fippu» regroupe plusieurs mouvements citoyens et des personnalités indépendantes ainsi que 14 formations politiques dont ADS/Garap, Avenir Sénégal bi Nu Bëgg, Fsd/Bj, LD Debout, Léral Askan wi Leneen Ak Neneen, Mpr, Mrdp et Fsd/Bj, les mouvements «Jengu» (la révolte), Bes Du Niak et «Lénen ak niénen» pour ne citer que ceux-là. Lors de leur conférence de presse de lancement, les responsables de cette plateforme avaient annoncé la mise en place d’une offre politique commune qui sera portée par un collectif en vue de mettre en place des institutions crédibles, équilibres et dignes d’un authentique Etat de droit au Sénégal. Ce, à travers la restauration des valeurs républicaines et l’approfondissement de la démocratie en 2019.

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