CONSENSUS INTROUVABLE AUTOUR DU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE L’OIF

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A 15 jours du sommet de la Francophonie à Erevan, en Arménie, les discussions se sont poursuivies ces derniers jours sur la désignation de la future secrétaire générale de l’OIF, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Les deux candidates sont à New York : la Canadienne Michaëlle Jean et la Rwandaise Louise Mushikiwabo. Jamais un consensus n’a été aussi difficile à trouver.

Il y a d’abord eu ce tête-à-tête, mardi 25 septembre en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Paris soutient la Rwandaise Louise Mushikiwabo, comme l’Union africaine. Mais Ottawa soutient la secrétaire générale sortante de l’organisation, la Canadienne Michaëlle Jean.

Dans le camp de Louise Mushikiwabo, comme dans celui de Michaëlle Jean, on disait ne rien savoir du contenu des discussions ces dernières heures à New York. Mais ils ont dû parler du sujet, estime un proche de la candidate rwandaise. C’est la dernière fois qu’ils avaient l’occasion de se voir en tête-à-tête avant le sommet, note-t-on du côté de la Canadienne.

Le silence autour de la rencontre n’est pas fait pour rassurer. Car c’est par consensus que la nouvelle secrétaire générale doit être désignée. Or, la France et le Canada sont les deux plus gros bailleurs de l’OIF. Une situation inédite qui pourrait obliger les pays francophones à voter.

En attendant, c’est en tant que secrétaire générale que Michaëlle Jean a rencontré des dirigeants francophones en réunion bilatérale cette semaine, ou qu’elle assistera à la réception prévue par l’Arménie ce jeudi à New York.

« Nous, on ne peut pas faire ouvertement campagne », jure-t-on du côté la Canadienne, tandis que la Rwandaise Louise Mushikiwabo a organisé son propre cocktail, une rencontre pour présenter la candidate unique de l’UA, dit-on dans son entourage, comme du côté de la Commission de l’Union africaine.

« Reste à savoir si les présidents africains seront disciplinés », dit en souriant un diplomate africain. « La question de la démocratie et des droits de l’homme peut gêner », murmure un autre, tout en expliquant que le soutien de la France à Louise Mushikiwabo peut « décomplexer ».

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