Biram da abeid opposant mauritanien sur la prochaine presidentielle en mauritanie « je viens apporter un nouveau souffle à la mauritanie »

Après sa sortie de prison, Biram Abeid de passage à Dakar pour rencontrer la communauté mauritanienne en a profité pour accorder un entretien à la rédaction de Dakar express. L’opposant mauritanien revient sur ses 5 mois de détention en Mauritanie, et parle des prochaines élections présidentielles dont il sera candidat. Biram Da Abeid est décidé à mettre un terme au règne du régime en place depuis maintenant 6O ans.

Vous venez de sortir de Prison. Quelle a été la cause de votre détention ?

Les causes de ma détention à la veille des élections législatives, municipales, c’est la force de frappe électorale que détient IRA Mauritanie. C’est notre engagement pour battre le pouvoir en place qui a poussé Ould  Abdel Aziz à me mettre en prison pour empêcher la dynamique électorale. Le régime en place prouve une fois de plus qu’ils ont peur de la force de frappe d’IRA Mauritanie.

Vous étiez poursuivi pour quelle infraction ?

Ecoutez, je n’ai pas commis d’infraction. Mais ils ont prétendu que j’ai menacé un journaliste. Hors que c’est une taupe des renseignements qui a été envoyée chez nous pour créer la zizanie. C’était un élément de la police politique mauritanienne déguisé en journaliste. Les conditions de détention ont été très difficiles. C’était la torture physique et morale de bout en bout. La dent du pouvoir contre nous, nous poursuit même dans les cellules de prison. Nous avons vécu tous les cinq mois en prison sans cellule, nous étions dans les couloirs et nous rasions les murs.

Vous êtes à Dakar depuis 48 h, quel est l’objet de votre visite dans la capitale sénégalaise ?
Après ma sortie de prison, j’ai décidé de venir au Sénégal pour rencontrer la communauté mauritanienne vivant à Dakar à travers les activistés d’Ira Sénégal. Je suis venu également rencontrer également les associations de déportés et réfugiés mauritaniens.

Quelle lecture avez-vous fait des dernières élections législatives, régionales et municipales en Mauritanie ?

Ecoutez nous ne sommes pas très satisfaits de ces résultats parce que le régime a tout fait pour nous empêcher de les gagner en me mettant en prison. Si nous avions fait les campagnes comme il le fallait, on allait avoir plus de voix à l’assemblée nationale.

Mais quand même nous sommes satisfaits car entre quatre murs nous avons réussi à gagner ce que beaucoup de partis politiques dotés de gros moyens n’ont pas pu faire.

Vous êtes candidat à la prochaine élection présidentielle en Mauritanie, que comptez-vous apportez concrètement aux Mauritaniens une fois élu?

Nous sommes dans la logique de notre combat, dans le développement naturel de notre combat. Nous sommes très motivés à aller au bout de notre combat.

Nous comptons d’abord apporter aux mauritaniens un état de droit, la réconciliation nationale, l’unité nationale sur des bases de vérité, d’équité de justice et de réparation de crimes lourds qui ont été  commis. Nous comptons aussi faire revenir la Mauritanie avec son environnement naturel, la CDEAO et nous voudrons également réconcilier la Mauritanie avec le droit international. Mais nous comptons surtout mettre à terme l’esclavage sur toutes ses formes en Mauritanie.

Vous comptez aller seul ou en coalition à ces élections ?

Beaucoup de milieux populaires et de formation de l’opposition soutiendront ma candidature. C’est une candidature de l’union nationale, de consensus national et d’union sacrée des différentes franges pour l’unité retrouvée pour asseoir l’équité.

 

Il y’a quelques mois que vous aviez le soutien de la communauté internationale mais pas de l’Afrique. Est-ce que les choses ont évolué ?

Je pense que l’Afrique est le continent qui a répondu le moins à notre combat. L’Amérique du nord, l’Europe de l’ouest et certains pays arabes ont dénoncé avec vigueur la situation en Mauritanie mais l’Afrique est restée muette ce qui est vraiment une aberration.

Quel appel lancez-vous ?

L’appel que je lance me vient du fond du cœur, que cette bataille que je mène est le combat  des mauritaniens qui portent dans les cœurs les maux issus d’une gouvernance de 60 ans du régime en place. Il faut que les mauritaniens sachent que je porte leur cause.

BOUDAL NDIATH

 

 

 

 

 

 

 

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