Les conséquences du changement climatique au Sénégal

Le Sénégal est en train de vivre les conséquences du changement climatique avec l’érosion côtière qui prend une proportion inquiétante et l’avancée de la mer dans certaines zones du sénégal.

Depuis 2005, l’économie du Sénégal a perdu de son dynamisme, et cette tendance a été aggravée par un facteur souvent négligé, à savoir le changement climatique. 25 pour cent des côtes sénégalaises encourent un risque d’érosion côtière important, et on estime que ce chiffre passera à 75 pour cent d’ici 2080, si les niveaux de la mer continuent d’augmenter. L’érosion du littoral sénégalais est déjà très marquée et a commencé à nuire au tourisme, l’un des domaines clés du Plan Sénégal Émergent, qui s’inscrit dans la stratégie de croissance et de développement à long terme du pays.

L’avancée de la mer constitue une menace sur les emplois du secteur de la pêche, du tourisme et sur les écosystèmes côtiers, de façon globale. Chaque année, la mer avance de 1 à 1,33 m au Sénégal. La révélation a été faite par la Directrice de l’environnement et des établissements classés (Decc), Maryline Diarra. Elle faisait une présentation sur le thème : « Le littoral Sénégalais, quel avenir ? », à l’occasion de la journée du Sénégal à la Cop 21. 

La mer gagne du terrain sur le continent au Sénégal. Chaque année, la mer rogne au moyen entre 1 et 1,33 mètre sur nos côtes qui s’étendent sur 700 km et qui sont à 90 % basses. Ces côtes bordées par des roches, des dunes et des vases sont particulièrement fragiles. « Nos côtes sont très impactées par l’avancée de la mer parce qu’elles sont essentiellement basses », a indiqué Maryline Diarra qui a aussi soutenu que le taux moyen de recul du trait de côte varie entre 1 et 1,33 mètre par an au Sénéga

 

Face aux députés pour défendre son projet de budget pour l’exercice 2018, l’autorité de tutelle avait soutenu que « c’est le réchauffement de la planète qui est aujourd’hui à l’origine de l’avancée de la mer et de l’érosion côtière ». Ainsi, à l’en croire, le Sénégal reste exposé à cause de la longueur de la cote et de l’existence des îles et presqu’îles.

Faisant état des inondations et des feux de brousses qui peuvent générer l’insécurité alimentaire, selon lui, l’essentiel des pathologies auxquelles les Sénégalais sont confrontés sont déterminées par les changements climatiques.

C’est la raison pour laquelle, a-t-il laissé entendre, que le président de la République a mis en place le concept de mix énergie. 

 Le gouvernement du Sénégal ayant conscience de ce réchauffement climatique est en train de mettre sur place une politique permettant de lutter contre l’avancée de la mer et l’érosion côtière

BOUDAL NDIATH

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