Flambée du prix de l’oignon,la pomme de terre presque introuvable

A quelques jours de la fête de la tabaski, le prix de l’oignon a vertigineusement augmenté sur le marché, faisant passer le sac à 11.000 F Cfa, et celui de la pomme de terre qui ne se voit presque pas est à 11.500 F Cfa. Une situation jugée déplorable par des clients qui n’arrivent pas à comprendre comment l’oignon local peut arriver à cet …«extrême». Un tour au marché de Castor, sis à l’avenue Bourguiba, nous a permis de faire le constat. Reportage !

I l est 15h au marché Castor de Dakar. A cet instant de la journée, le soleil darde ses rayons… Ce marché très prisé par les ménagères de la capitale sénégalaise, c’est un des plus grands marchés de légumes et condiments de Dakar, comme d’habitude grouille de monde. Des légumes frais, poivrons, persils, tomates, et autres condiments, sont bien étalés à même le sol. Sous le soleil ardent, aperçoit-on des femmes avec des paniers à la main venues faire des achats, certaines pour la fête et d’autres pour préparer le diner. Quelques sacs d’oignon superposés aux devantures de certains magasins. Seulement, les prix de l’oignon ont encore augmenté, à quatre jours de la fête de Tabaski. Une canicule mêlée de l’air pollué, c’est le décor qu’offre le marché. Les clients se faufilent entre les étales pour faire les achats. A deux mètres de là, se trouve un grossiste du nom Djiby Séne. Allongé sur une sorte de chaise pliante, histoire de récupérer en attendant l’arrivée des clients, le jeune garçon nous communique le prix du sac. «Actuellement, je vends le sac d’oignon local à 11.000 F Cfa.

L’oignon importé est pour le moment gelé par le gouvernement». Interrogé sur la hausse du prix, Djiby réplique en disant: «ce n’est pas de ma faute. Si je vends le sac moins de ça, je ne vais pas m’en sortir». Un peu plus loin, dans une autre boutique, la situation reste la même. «Sur le marché, il n’y que l’oignon local et nous vendons le sac à 11.000 F Cfa. Le prix a considérablement augmenté», nous livre Nabou Diagne, une femme âgée d’une quarantaine d’années, vêtue en tenue traditionnelle. Si les vendeurs se frottent les mains avec l’augmentation «démesurée» du prix de l’oignon, c’est tout à fait le contraire chez les clientes, à l’image de cette mère de famille venu faire le marché. Interpellée sur le prix de l’oignon, elle juge énorme le coût du kilogramme (kg) de l’oignon qui est à 500 F Cfa chez certains et 600 F Cfa pour d’autres. «Je viens d’acheter le kg à 600 F Cfa. Les commerçants ont augmenté les prix et nous sommes obligés d’acheter parce que, partout où j’irais, c’est le même», se désole-t-elle, considérant que les prix ont grimpé à cause de l’approche de la Tabaski. «Cette situation est dû tout simplement à la fête qu’on va célébrer dans quelques jours». Par contre cette autre dame venue acheter en gros parce que, selon elle, le détail ne l’arrangerait pas, risque de rentrer sans oignon ni pomme de terre. «Je voulais profiter des quelques jours restants pour acheter parce qu’on sait tous qu’a deux jours les prix vont grimper, mais il se trouve que c’est déjà fait. Le sac d’oignon est à 11.000 F Cfa et la pomme de terre est intouchable», nous témoigne cette femme venu faire ses provisions, pour le ravitaillement pour sa famille.

LA POMME DE TERRE PRESQUE INTROUVABLE SUR LE MARCHE

En ce qui concerne la pomme de terre, les rares commerçants qui en disposent vendent le sac à 11.500 F Cfa et le kg à 600 F Cfa. Tout comme que le sac d’oignon, la pomme de terre aussi coûte cher, pour ceux qui l’on. «Pour l’instant, je ne vends pas de pomme de terre parce que c’est trop cher. J’ai entendu dire que le sac coûte jusqu’à 11.500 F Cfa, mais je n’en suis pas sûr. Actuellement, si je l’achète, les clients vont penser que c’est à cause de la fête qu’on a augmenté le prix. J’attends qu’il baisse d’ici la fête, sinon je me contenterais de l’oignon et des autres produits», nous confie un jeune commerçant. Pour cet acheteur «la pomme de terre est plus chère que l’oignon et elle est introuvable. Les rares vendeurs qui l’ont, refusent de négocier: c’est à prendre ou à laisser».

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