PORT DE NDAYAAN: Les populations s’opposent à l’Etat

Les populations de la commune de Popenguine Ndayane sont très remontées contre l’Etat du Sénégal. Lors d’un point de presse tenu hier, elles ont dénoncé la démarche de l’Etat qui vise à s’accaparer de 1200 hectares pour le projet du port de la localité. Les populations qui ont accepté de donner 600 hectares ne comptent pas baisser les bras.

Les habitants du village de Ndayane engagent le combat contre l’Etat, face à ce qu’ils appellent une boulimie foncière au niveau de leur localité. Après avoir accueilli à bras ouverts le projet de construction du futur port qui devrait s’étendre sur 444 hectares, puis 600 hectares, elles ont subitement changé de position. La tournure du projet serait la base de ce changement. Selon eux, la superficie qui a été prévue pour accueillir l’infrastructure est largement supérieure à celle annoncée au début. Les habitants de Ndayane évoquent des « prédateurs fonciers » dont la seule ambition est de faire main basse sur leurs terres. «Nous sommes venus au niveau des impôt et domaines de Mbour pour répondre à l’avis sur l’immatriculation de 444 hectares.

Sur l’avis, il est mentionné 444 hectares. Mais à notre grande surprise, en plus de cette superficie, il y a une autre demande d’autorisation pour en faire un titre foncier », dénonce Omar Séne, membre du comité d’initiative pour le développement de Ndayane.

Fustigeant cet avis de l’administration qui, selon eux, veut les priver de leurs terres, les populations de Ndayane informent que, même à un certain moment, l’Etat avait tenté de prendre 2000 hectares. Mais face à la vague de contestations, l’autorité à cédé les 800 hectares. «Ils ont donné une nouvelle délimitation du port de Ndayane qui passe à 2000 hectares. Au début, Dubaï port Wold avait indiqué qu’il avait besoin de 600 hectares pour construire un port. Lorsqu’il y a eu une manifestation, le ministre de la pêche d’alors, Omar Gueye, avait effectué le déplacement. Il nous avait donné des garanties que le port n’allait pas dépasser 600 hectares. Même le président de la République avait indiqué que 400 hectares suffisaient largement », rappelle Omar Séne.

BOUDAL NDIATH

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