Une boisson sénégalaise made in Normandie

Lorsqu’en 2016, Mohamed Lamine Touré réfléchit à une idée à développer pour entamer sa deuxième année de licence Formulation et développement des produits alimentaires au lycée agricole de Yvetot (Seine-Maritime), c’est vers le Sénégal, sa terre natale, qu’il se tourne.

« Chez nous, le bissap est une boisson courante que chaque famille fabrique à sa manière. Et cela remonte même au temps des pharaons. Mais quand j’ai cherché une recette sur Internet, il n’y en avait pas. Je me suis dit qu’il y avait peut-être un créneau », raconte le jeune homme de 28 ans qui imagine alors la meilleure manière de transposer la fabrication artisanale de ce breuvage à base de fleur d’hibiscus à l’échelle industrielle.

« Il fallait garder l’acidité de la boisson qui la rend rafraîchissante tout en l’atténuant pour la rendre plus agréable à boire, le tout avec des produits 100 % naturels. » Deux ans de travail seront nécessaires pour y parvenir et lui trouver un nom de baptême : ce sera Hibissap.

Des vertus thérapeutiques

Depuis, l’étudiant sénégalais, inscrit en Master 2 à Rouen (Seine-Maritime), est passé à la vitesse supérieure avec l’aide de la CCI Rouen métropole, surfant sur l’aspect bien-être de sa boisson qui aurait des vertus thérapeutiques : « Elle a un effet bénéfique sur la tension artérielle et contre le stress oxydatif », assure-t-il.

Dès le mois le novembre, 6000 bouteilles, produites dans l’Eure par le Pressoir de Normandie, seront commercialisées dans des épiceries et des bars de l’agglomération rouennaise. Pour y goûter, pas besoin de casser sa tirelire : la petite bouteille est vendue 1,90 euro.

Le Parisien

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