PÊCHE:Le Sénégal perd 170milliard cfa

D’après une étude faite par l’Usaid, le Sénégal perd près de 300 millions dollars soit 170 milliards fcfa dans le secteur de la pêche. Dans le but d’accompagner les acteurs de la pêche artisanale dans la gestion des ressources halieutiques, l’Usaid a lancé le programme Dekkal Guedj.

L’exploitation des ressources halieutiques fait du Sénégal le 2e pays producteur de poisson en Afrique de l’ouest. C’est pourquoi, le pays de la Teranga se positionne comme le principal fournisseur en poisson de beaucoup de pays d’Afrique de l’ouest.

Toutefois, dans un document publié par l’Usaid lors du lancement du projet Dekkal Guedj, il est indiqué que le Sénégal perd chaque année au moins 300 millions de dollars soit 170 milliards Fcfa à cause de la pêche illégale. «La pression accrue sur les stocks de poisson du Sénégal est exacerbée par le régime de libre accès, une surabondance de pêcheurs et de pratiques de pêche illégale qui couteraient au pays environ 300 millions dollars américains, soit 170 milliards de francs CFA de manque à gagner», d’après le document.

Grâce à sa capacité de productivité, le Sénégal a gagné le marché sous régional pour l’exportation du poisson séché et fumé riche en protéine. Qui plus est, la demande en farine de poisson augmente sur les marchés internationaux». Grâce à ces résultats, l’Usaid juge nécessaire de mettre en place un programme qui va appuyer la pêche artisanale. C’est ainsi que le gouvernement américain, à travers l’Usaid, a initié le projet Feed the future Sénégal Dekkal Guedj d’un budget de 15 milliards Fcfa. L’objectif de ce projet est la protection, la pérennisation et le sauvegarde de la ressource pour les générations futures. Ce programme s’étale sur les 5 prochaines années.

Selon la chargée de supervision du projet Dekkal Guedj au niveau de l’Usaid, Oumou Kalsoum Ly, «Dekkal Guedj est un projet d’investissement en appui à la pêche artisanale. Nous sommes financés dans l’objectif d’appui à la conservation de la biodiversité, mais également d’une partie des ressources. Nous allons consolider les acquis que nous avons réalisés avec le ministère de la Pêche et des CLPA depuis 2011. Ce qui nous pousse à soutenir ce secteur, c’est l’importance pour la sécurité alimentaire, l’emploi et l’exportation», dit-elle.

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