SÉNÉGAL: Ou en est t’on dans la lutte contre l’immigration irrégulière ?

L’Histoire de l’Humanité a été jalonnée de migrations. Elles ont eu plusieurs motifs : traite négrière, fuite de persécutions sociales, religieuses et économiques.

Le Sénégal n’a pas échappé à cette règle, les migrants se tournaient principalement vers les autres pays Africains plus prospères (Côte d’Ivoire, Gabon) dans le courant des décennies 70-80. Mais au fil des années la conception de l’immigration a évolué autant sur plan économique, géographique, social, qu’au niveau des pays de départ que d’accueil.

Depuis la fin de l’année 2005 nous avons commencé à assister à un phénomène : d’immigration clandestine sur nos côtes, de jeunes Sénégalais s’embarquent dans des pirogues de fortune ou « cayucos » pour rallier l’Espagne, Barça ou » Barsakh. »1(*)

Jadis cette pratique était visible au niveau du détroit de Gibraltar ou de Tanger, toutefois, elle s’est fortement amplifiée à partir de 2005.

Entre Mars 2000 et 2006, près de 2500 jeunes ont embarqué, bravant l’Atlantique à l’arrivée 800 ou 900 rescapés En 2008, 46426 clandestins ont été refoulés d’Espagne.

Selon l’association des journalistes sur la  Migration et la sécurité (AJMS )les jeunes sont devenus devenus une couche vulnérable et exposée au phénomène de radicalisation et d’émigration clandestine qui ont fait 4300 victimes entre janvier 2016 et Mars 2017.

Les causes de la migration irrégulière au Sénégal

Dans tous les entretiens , les migrants clandestins évoquent constamment l’impossibilité de trouver un emploi et l’absence de toute perspective d’insertion professionnelle comme étant les premiers facteurs qui les poussent à partir. Sans avenir, les jeunes ont le sentiment de mourir lentement dans leur pays. Emigrer est pour eux une alternative à la situation que leur offre leur pays. L’émigration est d’abord vécue comme un refus de la dévalorisation de leur condition d’être humain et une révolte face à la déchéance. Dans cette perspective, émigrer devient une quête individuelle et une affirmation de soi.

Le malaise ressenti par les jeunes s’est accentué depuis un certain nombre d’années sous l’effet des changements importants intervenus au sein de la plupart des sociétés et familles africaines. L’urbanisation croissante et son corollaire qui est la montée de l’individualisme conduisent à la nécessité de se prendre en charge dans une société pourtant en crise. La migration parait être un élément important pour le salut..

La lutte contre l’immigration irrégulière : Un sacerdoce pour le Sénégal

Depuis 2005, le Sénégal se bat dans la lutte contre l’immigration irrégulière . Le projet de « Renforcement des capacités de gestion de lutte contre l’émigration irrégulière au Sénégal » a été initié par le gouvernement

Financé par la Commission européenne, ce projet avait pour objectif général d’appuyer les efforts du gouvernement du Sénégal à faire face aux flux croissants de migrants tant irréguliers que réguliers et, d’améliorer la capacité institutionnelle de gestion de la migration. L’ensemble des activités a été coordonné avec le Ministère de l’Intérieur sénégalais.

Ce projet comporte quatre volets d’interventions qui ont été menés simultanément sur une période de 6 mois (15 mars – 14 septembre 2007) : Renforcement des capacités institutionnelles, l’assistance aux migrants, Campagne d’information nationale sur les dangers de recourir à la migration irrégulière.

Depuis lors le Sénégal ne cesse de mettre en œuvre une politique de lutte contre la l’immigration irrégulière avec le renforcement de la sécurité au niveau de ses frontières maritimes.

L’Unesco et l’ambassade d’Italie entre dans la danse et appuie le senegal 

L’agence italienne pour la coopération a lancé tout récemment son projet de lutte contre l’immigration irrégulière. C projet vise à aider les jeunes à travailler et réussir au Sénégal avec le financement de certains de leur projet .Il vise également à la réinsertion des candidats à l’immigration clandestine mis également permettre les migrants de retour à s’insérer.

BOUDAL NDIATH

 

 

 

 

 

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