La Banque mondiale soutient le développement énergétique durable et l’économie numérique au Sénégal

WASHINGTON, 18 décembre 2019 – Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé mercredi un crédit de 180 millions de dollars (105 milliards 871 millions de francs CFA) de l’Association internationale de développement (IDA)* pour, d’une part, soutenir les efforts du Sénégal visant à stimuler la compétitivité des secteurs de l’énergie et des technologies de l’information et de la communication (TIC) et, d’autre part, améliorer l’accès aux services pour les plus vulnérables.

Le programme contribuera à réduire le coût de production de l’électricité, à améliorer les performances du service public d’électricité, à élargir la concurrence dans le secteur des TIC et à bâtir une économie numérique durable.

« Des services d’électricité et de TIC fiables, abordables et accessibles sont essentiels à la compétitivité et la transformation économique du Sénégal », a déclaré Nathan Belete, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal.

Cet appui budgétaire a soutenu les efforts du gouvernement au cours des 36 derniers mois pour diversifier ses sources pour son mix énergétique avec une utilisation plus importante du gaz et des énergies renouvelables, tout en élargissant l’accès des plus pauvres à l’électricité. Le programme élargit également l’entrée de nouveaux acteurs dans le secteur des TIC, augmente les investissements du secteur privé et continue de développer les fondements de l’économie numérique. Toutes ces mesures permettront de réduire les coûts et, par conséquent, de faciliter l’accès aux services de base soutenant la croissance économique, avec un accent particulier sur l’amélioration de l’accès à ces services pour les plus pauvres.

Selon le chargé du programme au sein de la Banque mondiale, Mustafa Zakir Hussain« ce sont des réformes profondes et séquentielles qui peuvent aider à transformer le secteur de l’énergie en un secteur abordable pour le pays et à renforcer la structure concurrentielle du secteur des TIC pour améliorer la qualité des services et réduire les prix ». Sur l’économie numérique, « le Sénégal sera le deuxième pays en Afrique à disposer d’une loi exclusivement dédiée aux startups, ce qui traduit le sérieux avec lequel le gouvernement aborde ce domaine de l’économie », a ajouté Hussain.

 

 

* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,6 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique

 

BOUDAL NDIATH

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